Lausanne, le 19 mars 2018

Ce matin, aux alentours de 10h30, une quinzaine d’étudiant-e-s de l’UNIL et de l’EPFL ont fait irruption à la réception de la Direction de l’Université. Après avoir offert des croissants au secrétariat, nous avons réclamé une rencontre avec la Direction. C’est aux chants de „solidarité avec les étudiant-e-s précarisé-e-s“ et „débloquons les fonds sociaux“, que nous obtenu une entrevue avec la Rectrice, Madame Nouria Hernandez, accompagnée du Vice-Recteur en charge de l’Enseignement et des Affaires étudiantes, Monsieur Giorgio Zanetti ainsi que du secrétaire général Monsieur Marc de Perrot.

Nous avons demandé de la Direction qu’elle s’engage à :

  • débloquer un fonds de CHF 50’000.- afin de permettre au FSE (Fonds de Solidarité Étudiant), actuellement gelé par la FAE (Fédération des Associations d’Étudiant-e-s de l’UNIL), d’être à nouveau fonctionnel,
  • assouplir, pour les étudiant-e-s, les critères d’accès au Fonds social de l’UNIL, géré par le SASME (Service des Affaires Sociales et de la Mobilité Étudiante), en particulier pour les 1ère année et les étranger-ère-s.

Et tout cela, sans hausse des taxes d’études.

La Direction nous a fait part de sa « sensibilité » à la question de la précarité estudiantine, sans toutefois prendre d’engagements concrets et en renvoyant la responsabilité aux autorités politiques cantonales.

Dans la foulée, vers 11h, le groupe d’étudiant-e-s a également occupé la réception de la Direction de l’EPFL, aux chants de „bloquons la hausse des taxes d’études“, „solidarité avec les étudiant-e-s précarisé-e-s“ et „tout le monde déteste les taxes d’études“, sans réussir à obtenir d’entrevue avec celle-ci. Nous voulions lui faire part de notre opposition à la hausse des taxes prévue aux EPF, en l’occurrence, le passage de CHF 1’160.- à CHF 1’660.- à l’EPFL, soit une augmentation de CHF 500.-. Ç’aurait aussi été l’occasion d’interroger la Direction sur sa « sensibilité » à la précarité estudiantine. Quel dommage qu’elle ait été occupée par une séance !