Les mesures d’austérité touchant l’Université de Bâle ont rendu l’idéal d’une éducation ouverte à tou.te.s, conçue par les étudiant.e.s et professeur.e.s et dont l’objectif est de permettre de développer son esprit critique et créatif peu réalisable, si ce n’est inaccessible. Les deux cantons de Bâle s’en sont clairement éloignés, en exprimant la volonté de poursuivre le démantèlement du service public à l’image de son Université, qui devra faire des économies de 40 millions de francs d’ici 2021.

Ces intentions coûtent à toutes les chaires et aux employés, dont les conditions de travail se dégradent et la précarisation se renforce. Sans parler des discussions autour de la hausse des taxes universitaires de 850.- à 950.-, ceci après une augmentation de 200.- en 2013 déjà. Une autre mesure vise les étudiant.e.s étrangers, qui verraient leurs taxes universitaires doubler.

Mais ce n’est pas seulement à travers une politique de rigueur budgétaire que la bourgeoisie intervient dans le façonnement de l’Université.

Elles soutiennent la suppression de facultés ou départements entiers, surtout dans le domaine des sciences humaines et sociales, aux dépens de filières scientifiques d’« excellence » (plus particulièrement dans les sciences de la vie).

Ces mesures rigoristes ainsi que l’idée de rentabilisation ne touchent pas seulement l’Université. La baisse des impôts a conduit à un trou dans les caisses de l’État de Bâle, qui doit maintenant être comblé par des économies. Dans les écoles, les effectifs grandissent et des matières à choix sont rayées du programme.

Les discussions politiques tournent autour d’un salaire des professeur.e.s dépendant de leur performance, et de la mise sous pression, entre autres, de leurs frais personnels assurés par le secteur public.

Cependant, les économies ne touchent pas seulement le secteur de l’éducation, mais également celui du social et des transports publics.

Cela montre bien que la pression à faire des économies continuera à se développer ces prochaines années.